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Créé au printemps 2007, Réalisatrices Équitables est un groupe de pression constitué d’une trentaine de réalisatrices et appuyé par plus de 140 réalisatrices. Son principal objectif est d’obtenir l’équité pour les femmes dans le domaine de la réalisation au Québec.
L’étincelle a eu lieu au début de l’année 2007, lors d’une rencontre entre une vingtaine de réalisatrices du Québec avec la cinéaste française Coline Serreau. Durant cette rencontre, les réalisatrices – qu’elles soient jeunes ou plus expérimentées, qu’elles réalisent en fiction ou en documentaire - se sont rendu compte qu’elles partageaient des difficultés similaires pour réaliser leurs projets. Toutes ont été abasourdies de constater qu’en vingt ans, la part de l’enveloppe gouvernementale allouée aux longs métrages réalisés par des femmes, loin d’avoir augmenté, avait même diminué pour se situer sous la barre des 15%.
Le 8 mars 2007, une lettre est publiée dans Le Devoir pour lancer un cri d’alarme et réclamer plus d’équité dans l’attribution des fonds publics. Signée par une quarantaine de réalisatrices parmi les plus imposantes du milieu du cinéma et de la télévision au Québec, cette lettre fait couler beaucoup d’encre dans les médias et sur le blogue mis en ligne pour l’occasion. Les Réalisatrices Équitables sont nées. Leurs demandes obtiennent l’appui d’une centaine de réalisatrices de tous les milieux, et autant de réalisateurs et de gens issus du grand public.
Par la suite, des liens sont créés avec l’Association de réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) ainsi qu’avec Le Comité femmes de l’Union des artistes (UDA), qui défend l’équité pour les comédiennes.
En mai 2007, Les Réalisatrices Équitables déposent un mémoire au Comité permanent du patrimoine canadien, à l’occasion d’une enquête sur le rôle de notre télévision d’État. Plus tard, un autre mémoire est déposé lors des audiences publiques de radiodiffusion du CRTC sur l’orientation du Fonds canadien de télévision (FCT).
Devant la nécessité d’examiner plus attentivement l’état du financement des œuvres réalisées par des femmes au Québec, les Réalisatrices Équitables et l’ARRQ commandent une étude à l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF). Le 8 décembre 2007, les résultats de l’étude sont dévoilés devant une cinquantaine de réalisatrices. L’étude intitulée « La Place des réalisatrices dans le financement public du cinéma et de la télévision au Québec (2002-2007) » fait état de chiffres étonnants et affligeants sur la place des femmes en réalisation. Les recommandations des réalisatrices alors présentes convergent vers un même désir de changement. Elles souhaitent alerter les décideurs et renverser la vapeur.
Le 5 mars 2008, un an après la publication d’une première lettre, les Réalisatrices Équitables feront connaître publiquement les résultats de cette étude lors d’une conférence de presse.
Les Réalisatrices Équitables demandent des mesures concrètes afin que les fonds publics destinés au cinéma et à la télévision soient accordés de façon équitable aux réalisatrices, qu’une place plus juste soit accordée à leurs préoccupations, à leur vision du monde et à leur imaginaire visuel, et pour que l’égalité de droit des femmes devienne une égalité de fait pour les réalisatrices.
Les réalisatrices équitables n’étaient pas les premières à se questionner sur l’équité entre les hommes et les femmes en matière de réalisation.
Le comité MOITIÉ-MOITIÉ, créé en 1988 par quelques femmes du milieu institutionnel et indépendant du cinéma, a oeuvré jusqu’en 1996. Le comité a tenté d’identifier les principaux blocages que rencontrent les femmes cinéastes dans leur recherche de financement et pour explorer ensemble divers moyens de leur procurer un accès équitable aux fonds institutionnels.
Conscient de la nécessité d’étayer ses assertions, le groupe avait recueilli et colligé des données statistiques auprès des institutions telles que la SODEC (à l’époque la SOGIC), l’ONF et Téléfilm Canada.
À l’époque, ces statistiques démontraient déjà clairement que des mesures urgentes devaient être prises pour rétablir l’équilibre entre les hommes et les femmes cinéastes.
Vingt ans plus tard, nous en somme toujours au même point…
Le groupe Réalisatrices Équitables fonctionne grâce à la généreuse participation de plusieurs réalisatrices et collaboratrices:
Paule Baillargeon
Renée Beaulieu
Sophie Bissonnette
Judith Brès
Iolande Cadrin-Rossignol
Mireille Dansereau
Évangéline Depas
Hélène Doyle
Myriam Fougère
Jeannine Gagné
Yannick B. Gélinas
Louise Giguère
Nicole Giguère
Marilou Gingras
Sylvie Groulx
Isabelle Hayeur
Eve Lamont
Marie-Pascale Laurencelle
Sonia Léontieff
Marquise Lepage
Chloé Leriche
Lucette Lupien
Rozenn Potin
Vanya Rose
Sylvie Rosenthal
Lisa Sfriso
Sylvie Van Brabant
Le groupe Réalisatrices Équitables est appuyé par plus de 125 sympathisantes réalisatrices. Parmi celles-ci, on retrouve:
Anaïs Barbeau-Lavalette
Lyne Charlebois
Guylaine Dionne
Karina Goma
Anne Henderson
Julie Hivon
Helen Klodawsky
Micheline Lanctôt
Marilu Mallet
Catherine Martin
Carole Poliquin
Johanne Prégent
Léa Pool
Mehrnoushe Solouki
2007/03/21 à 03:35
Laissez-nous vous montrer notre regard, notre vision et nos inspirations! Longue vie aux réalisatrices, mais aussi à toutes les personnes ( hommes et femmes ) qui travaillent si dur pour l’aboutissement d’une oeuvre!
2007/07/02 à 10:14
C’est avec intérêt que j’ai parcouru ce blog.
En effet, les réalisatrices sont un élément fondamental du 9ième art au 21ième siècle.
Nous, le FFF5, qui voulons combattre Hollywood et ses clichés, sommes convaincus que la vision et la “touche” féminine sont nécessaire à l’abolition d’un cinéma vulgaire, redondant et racoleur.
Un heureux équilibre des sexes dans un art aboutit toujours à une diversité des oeuvres.
Bonne chance dans votre “lutte”.
Exprimez-vous et régalez-nous.
2007/10/16 à 04:57
je souhaite oeuvrer pour la reconnaissance des femmes dans la réalisation de films qu’il soient documentaires ou courts et long métrages.Je pense qu’il ya beaucoup à faire pour que les choses changent et que l’égalité des femmes avec les hommes dans nos sociétés devienne une réalité.Savez vous s’il existe des actions en faveur des réalisatrices issues des pays dit “émergents” plus spécifiquement? Il me semble qu’il est urgent de faire entendre leur voix et de les associer avec des mouvements tels que les vôtres.
Merci pour vos reflexions et/ou suggestions à ce sujet!
2007/12/21 à 03:47
Chères amies,
Je viens de vous découvrir, et j’y suis vraiment intéressée à tout ce que vous faites.
Je fais partie de l’organisation d’un Festival de Cinéma réalisé par des femmes en Espagne, et ca fait 7 mois que j’habite à Montréal. Pendant ce temps-là j’ai constaté que les réalisatrices ici font de très bon cinéma, documentaires et court-métrages.
J’essaie d’établir un pont aérien entre les réalisatrices québécoises et le Festival de Saragosse (Espagne) en apportant des films et documentaires en Espagne, mais j’aimerais bien créer ici même un espace de visibilisation de la culture cinématographique des femmes, et de faire visibles les discours situés dans les marges du cinéma hégémonique qui tient compte de toutes les personnes qui sont à la frontière d’un discours dominant. C’est pour cela que je vais essayer de créer un Festival de Cinéma réalisé par des Femmes à Montréal, mais bien que j’ai beaucoup d’énergie et d’envie pour le faire, il me manque des contacts et d’autres personnes intéressées à mettre en marche un tel projet si nécessaire dans un espace cinématographique dominé par un point de vue masculin, et où le regard de la femme n’est pas entièrement représenté.
Je vous adjoins un link du Festival en Espagne (pareil à celui de Créteil, France) pour que vous puissiez connaître la programmation des dernières années : http://wzar.unizar.es/siem/muestra.html
J’espère que quelqu’un d’entre vous soit intéressé à mettre en marche un tel projet. Ca vaut la peine.
J’attends des nouvelles.
Merci et excusez-moi pour mon français.
2008/04/14 à 02:15
Bonjour,
Je cherche à joindre Lorena Suelves, j’ai déjà son courriel mais je cherche à la rejoindre par téléphone car j’ai une demande urgente concernant le Festival de films de femmes à Saragosse et Huesca, ou on présente un de nos films.
J’espère que vous pourrez m’aider ! Merci à l’avance !
Laurence Gravel
InformAction Films inc.