Un festival de film au féminin
Lorena Suelve
Membre de l’organisation du Festival de Cinéma réalisé par des Femmes à Saragosse, Espagne.
Je fais partie de l’organisation d’un Festival de Cinéma réalisé par des femmes en Espagne, et ça fait 8 mois que j’habite à Montréal. Pendant ce temps-là j’ai constaté que les réalisatrices ici font du très bon cinéma, documentaires et court-métrages. J’essaie d’établir un pont aérien entre les réalisatrices québécoises et le Festival de Saragosse (Espagne) en apportant des films et documentaires en Espagne…
…et j’aimerais bien créer ici même un espace de visibilisation de la culture cinématographique des femmes, et de faire visibles les discours situés dans les marges du cinéma hégémonique qui tient compte de toutes les personnes qui sont à la frontière d’un discours dominant. C’est pour cela que je vais essayer de créer un Festival de Cinéma réalisé par des Femmes à Montréal, mais bien que j’ai beaucoup d’énergie et d’envie pour le faire, il me manque des contacts et d’autres personnes intéressées à mettre en marche un tel projet si nécessaire dans un espace cinématographique dominé par un point de vue masculin, et où le regard de la femme n’est pas entièrement représenté.
J’espère que quelqu’un d’entre vous soit intéressé à mettre en marche un tel projet. Ça vaut la peine.
2008/01/23 à 08:32
Bonjour à toutes,
Je suis une vieille sorcière qui a jeté des sortilèges de non-violence faite aux femmes, a composé des élixirs d’égalité, a préparé des filtres …. pour… une meilleure sexualité…
Bref, après avoir travailler 15 ans et plus avec les femmes et des groupes de femmes, après avoir mis sur pied des groupes de création, de poésie-performance… il semble que le travail n’est jamais fini. À voir ce qui se passe aux Etats-Unis et la montée de l’intégrisme religieux chrétien (pas trop chrétien par ailleurs), de voir les luttes sur l’avortement régresser, de voir que certains prônent le retour des femmes à la maison car les enfants sont trop mal éduqués… (ah là là, on dirait que l’on réalise soudain l’importance du travail que les femmes ont donné gratuitement durant tous ces siècles) tout cela cache quoi?… J’ai PEUR soudain. Très PEUR. Et non, je ne m’étonne pas que votre film soit encore d’actualité. Trop criant d’actualité.
Il y a une chanson d’un groupe québécois et qui pogne en plus, celle du groupe “Mes aieux”. Entre autre, ce jeune homme (Stéphane, je crois) qui parle d’avortement, c’est à nous faire dresser les cheveux sur la tête. Autre exemple, mon neveu qui avait alors seulement que 24 ans à cette époque, me disait qu’il était pour cela les femmes voilées. Il racontait qu’il ne voulait pas que d’autres hommes jetent un regard sur ma nièce et qu’il aimerait bien qu’elle porte un voile. Je lui ai rétorqué qu’il devait se cacher “le paquet” car cela me pertubait profondément de voir ses bijoux de famille ainsi exposés… et que cela me donnait de mauvaises idées. La même rhétorique. Il ne l’a pas pris. C’est seulement aux femmes de se couvrir selon lui. Hey mon bonhomme. Tu pousses un peu fort.
Voilà, je continue à écrire et à faire des projets. Je ne baisse pas les bras. Et surtout, je ne me laisse pas convaincre que la lutte des femmes, c’est bel et bien terminé. “Qu’est-ce que l’on veut encore nous les femmes”
Diane Daoust
Une sorcière qui vole toujours plus haut