3 nouvelles réalisatrices au C.A. de l’ARRQ

par Ève Lamont
Voici une bonne nouvelle dans la grisaille post-électorale : les membres de l’ARRQ réunis en assemblée générale ce mardi 27 mars ont élu au conseil d’administration trois filles, soit Jennifer Alleyn, Sylvie Groulx et Paule LaRoche. BRAVO LES FILLES! Nous leur souhaitons à toutes les trois bonne chance dans leurs nouvelles fonctions. Il s’agit d’une première à la gouvernance de cette association, c’est un vent de fraîcheur et un changement bien plus intéressant que celui qui vient de balayer le paysage politique au Québec!

Deux des trois nouvelles administratrices ont appuyé notre revendication pour l’équité! Et Marie-Pascale Laurencelle qui siège déjà sur le C.A. de l’ARRQ a signé notre lettre, et même mieux, s’implique également dans notre tout nouveau petit comité informel qui essaie de poursuivre les démarches des cinéastes équitables.

Voici son commentaire (plus exaltant que l’annonce de « si la tendance se maintient…» de Bernard Derôme): “Je crois pouvoir annoncer (appuyée par la mémoire australopithèque de Jean-Pierre Lefebvre) que c’est une première historique, cette année il y aura plus de femmes que d’hommes (5 vs 4) sur notre C.A. de l’ARRQ !” C’est assurément un très bon présage pour la suite de nos démarches. Le vent tourne !!

On vous tiendra bientôt au courant des développements !

Ève Lamont

2 réponses à “3 nouvelles réalisatrices au C.A. de l’ARRQ”

  1. Cristiana Nicolae commente:

    Bonjour Ève,
    Je suis en tournage. Les nouvells sont bonnes, prometteuses…. MAIS…
    À quand la bonne nouvelle que des projets de solidarité Réelle vont être adoptés par mes consoeurs ? Quand UNE MONTRÉALAISE a reçu l’OSCAR cette année, j,ai courru à l’ARRQ, demander à oprganise r une fête , lui prouver qu’on est fières de son travail.
    _ On va vous répondre, on a ce soir une réunion, on m’a dit.
    Ni le lendemain, ni par la suite, PERSONNE n’a pas jugé bon de créer un moment festif. Au lieu de bnalaités , le télévision aurait pu voir que les femmes cinéastes honnorent leur collègue…
    Alors ?
    Qu’est-ce que ça change s’il y a trois ou cinq femmes dans le CE, si l’esprit de solidarité n’existe pas ? Si pendant des années j’ai été membre de l’ association “Femmes en vidéo”
    Ina Fichman présidait et quand elle a produit un film elle a préfferé engager à ma place mon ancien assistant (joli garçon) Donc, j’ai un peu d’experience…
    Bonne journée
    Cristiana

  2. Paule LaRoche commente:

    Merci beaucoup, Ève, pour ton éditorial encourageant.

    Je suis membre de l’ARRQ depuis 12 ou 13 ans, peut-être plus, je ne sais plus trop. J’ai toujours eu envie d’y participer davantage, mais je n’osais pas. Comme je le disais lors de l’AGA de la semaine dernière, cela fait des années que je “ronge mon frein” et que je me retiens de ruer dans les brancards devant l’indifférence qui règne un peu partout face aux régions.

    J’habite et je travaille dans l’Outaouais, d’où tu viens, Ève, une région qui vit à l’ombre d’Ottawa, encore en 2007, une région qui a bien du mal, comme toutes les autres, à tirer son épingle du jeu en production télévision, et encore plus en cinéma. Tu sais à quel point c’est difficile de faire carrière loin de la Métropole, et doublement difficile quand on est une bonne femme. J’ai pourtant choisi de vivre à Gatineau et d’y rester, même si j’ai souvent senti l’appel de la grand’ville me tinter dans les oreilles depuis quelques années. Mon acclimatation à la région n’allait pas de soi quand j’y suis arrivée, en 1976. Je viens de Québec, la “belle” ville par excellence, j’ai vécu 5 ans à Montréal, la ville culturelle par excellence, pendant l’effervescence des années 1970. Il m’aura fallu faire plusieurs documentaires dont deux sur l’histoire de l’Outaouais pour en tomber définitivement amoureuse et ne plus vouloir en partir. J’y suis, j’y reste.

    Bref. Si j’ai accepté de siéger sur le CA de l’ARRQ, c’est pour qu’il y ait une voix pour parler au nom des régions, sans prétention aucune. On commence par une voix, puis deux, puis 100, puis 1000, etc. En tout cas, je trouvais que le timing était bon pour sauter dans l’arène, au lendemain d’élections qui ont prouvé que les régions avaient suffisamment de poids pour changer la balance du pouvoir (sauf l’Outaouais qui est rouge, mes amis, mes rouge, vous avez pas idée).

    Depuis des années, l’ARRQ a dû mettre toutes ses énergies à négocier une convention collective qui verra bientôt le jour. Ce fut toute une saga, je peux en témoigner, j’ai suivi l’affaire de près. Quand ce sera fait, on pourra, c’est sûr, se pencher plus avant sur d’autres gros dossiers. Le sort des femmes et des régions, par exemple. Les deux me tiennent à coeur. J’ai l’intention d’y mettre… tout mon coeur !

    Paule LaRoche
    Réalisatrice-scénariste
    Gatineau

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Les réalisatrices lèvent le ton. Lumière sur un scandale: l’équité n’est toujours pas une réalité dans notre société!