Bonjour,
J’ai lu mon nom dans la réplique à la lettre des réalisatrices de Nathalie Pétrowski cette semaine. On m’y présentait comme une des jeunes réalisatrices ayant réussi le tour de force de produire un long métrage de fiction dans les dernières années. J’apprécie beaucoup qu’on me donne cet étiquette. Ce que l’article de Mme Pétrowski ne mentionne pas, par contre, c’est que mon film remonte à 7 ans et que depuis, malgré de nombreux dépôts, je n’ai pas réussi à faire un deuxième film. Je remarque aussi que Manon Briand est étrangement muette depuis plusieurs années, elle qui avait eu un départ remarqué à peu près à la même époque.
J’enseigne moi aussi le cinéma et je vois dans mes classes autant de filles que de garçons et je ne peux que constater que le talent est également réparti entre les deux sexes.
J’ai toujours voulu résister au piège de la paranoïa féminine, l’étiquette féministe est colorées de tant de préjugés aujourd’hui, cependant, les chiffres parlent d’eux-mêmes et l’absence des femmes en réalisation de fiction doit soulever des questions. Que se passe-t-il? Qu’est-ce qui décourage les femmes ou les empêche de déposer des projets en fiction? Je pense que la question doit être posée et qu’on doit tenter d’y répondre pas seulement par des mots, mais aussi par de gestes. C’est la raison pour laquelle j’aimerais ajouter ma signature à celles figurant déjà sur la lettre. Merci, de cette initiative qui, au moins, permet le débat et la discussion.
Salut Julie ! Merci d’avoir ajouté ton nom aux signataires de notre lettre ! On ne t’avait pas oubliée, mais ton couriel n’était pas disponible sur le site de l’ARRQ, et je ne l’avais pas trouvé en faisant une recherche sur internet. Ensuite, on a eu nos 40 signataires, et on a envoyé la lettre aux médias pour qu’elle soit publiée pour le 8 mars, alors j’ai remis à plus tard mes efforts pour te rejoindre, et je le regrette beaucoup aujourd’hui. Mais on a été submergées, alors voilà ! Les autres réalisatrices mentionnées par Nathalie Petrowsky dans son article ont toutes été contactées. Certaines ont décliné l’invitation à signer pour des raisons valables que nous respectons, d’autres nous ont offert leur appui sinon leur signature, tandis que d’autres n’ont pas répondu mais le feront peut-être dans les jours qui viennent. J’aurais apprécié que Madame Petrowsky appelle l’une de nos porte-parole - comme l’ont fait tous les autres journalistes avant d’écrire leur article. L’une de nous aurait pu, et très aisément, répondre à toutes les questions soulevées dans son article. J’espère que Madame Petrowsky lira votre commentaire, chère Julie, ainsi que ma réponse. En attendant, bonne chance dans vos projets, qu’on espère toutes très nombreux !
Isabelle Hayeur
des Réalisatrices Équitables
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Les réalisatrices lèvent le ton. Lumière sur un scandale: l’équité n’est toujours pas une réalité dans notre société!
2007/03/08 à 05:34
Bonjour,
J’ai lu mon nom dans la réplique à la lettre des réalisatrices de Nathalie Pétrowski cette semaine. On m’y présentait comme une des jeunes réalisatrices ayant réussi le tour de force de produire un long métrage de fiction dans les dernières années. J’apprécie beaucoup qu’on me donne cet étiquette. Ce que l’article de Mme Pétrowski ne mentionne pas, par contre, c’est que mon film remonte à 7 ans et que depuis, malgré de nombreux dépôts, je n’ai pas réussi à faire un deuxième film. Je remarque aussi que Manon Briand est étrangement muette depuis plusieurs années, elle qui avait eu un départ remarqué à peu près à la même époque.
J’enseigne moi aussi le cinéma et je vois dans mes classes autant de filles que de garçons et je ne peux que constater que le talent est également réparti entre les deux sexes.
J’ai toujours voulu résister au piège de la paranoïa féminine, l’étiquette féministe est colorées de tant de préjugés aujourd’hui, cependant, les chiffres parlent d’eux-mêmes et l’absence des femmes en réalisation de fiction doit soulever des questions. Que se passe-t-il? Qu’est-ce qui décourage les femmes ou les empêche de déposer des projets en fiction? Je pense que la question doit être posée et qu’on doit tenter d’y répondre pas seulement par des mots, mais aussi par de gestes. C’est la raison pour laquelle j’aimerais ajouter ma signature à celles figurant déjà sur la lettre. Merci, de cette initiative qui, au moins, permet le débat et la discussion.
Julie Hivon, réalisatrice
2007/03/08 à 11:17
Salut Julie ! Merci d’avoir ajouté ton nom aux signataires de notre lettre ! On ne t’avait pas oubliée, mais ton couriel n’était pas disponible sur le site de l’ARRQ, et je ne l’avais pas trouvé en faisant une recherche sur internet. Ensuite, on a eu nos 40 signataires, et on a envoyé la lettre aux médias pour qu’elle soit publiée pour le 8 mars, alors j’ai remis à plus tard mes efforts pour te rejoindre, et je le regrette beaucoup aujourd’hui. Mais on a été submergées, alors voilà ! Les autres réalisatrices mentionnées par Nathalie Petrowsky dans son article ont toutes été contactées. Certaines ont décliné l’invitation à signer pour des raisons valables que nous respectons, d’autres nous ont offert leur appui sinon leur signature, tandis que d’autres n’ont pas répondu mais le feront peut-être dans les jours qui viennent. J’aurais apprécié que Madame Petrowsky appelle l’une de nos porte-parole - comme l’ont fait tous les autres journalistes avant d’écrire leur article. L’une de nous aurait pu, et très aisément, répondre à toutes les questions soulevées dans son article. J’espère que Madame Petrowsky lira votre commentaire, chère Julie, ainsi que ma réponse. En attendant, bonne chance dans vos projets, qu’on espère toutes très nombreux !
Isabelle Hayeur
des Réalisatrices Équitables